NOTES ET MÉLANGES. 28 1
été plus convenable que Toussaint fût venu enFrance comme général de division que d’y venircomme un criminel, contre lequel la métropoleavait à venger, outre les anciennes félonies par-données, des crimes nouveaux. Le décret du28 floréal 1801, qui ordonnait que l’esclavagedes noirs serait maintenu à la Martinique et àfile de F rance, comme la liberté des noirs se-rait maintenue pour Saint-Domingue, la Gua-deloupe et Cayenne, était juste, politique, né-cessaire. Il fallait assurer la tranquillité de laMartinique , qui venait d’être rendue par lesAnglais . La loi générale de la république étaitla liberté des noirs : si on ne l’eût pas rappor-tée pour cette colonie et pour l’Ile-de-France ,les noirs de cette colonie l’eussent relevée; lecontre-coup eût été bien plus fâcheux sur lesnoirs de Saint-Domingue . Si le gouvernementn’eût rien dit, et que les noirs fassent restés es-claves à la Martinique , ils se fussent demandécomment, malgré la loi, les hommes de leur cou-leur de la Martinique étaient esclaves. Il fallutdonc que le gouvernement dît : Les noirs serontesclaves à la Martinique, aux îles de France etde Bourbon, et ils seront libres à Saint-Domin-gue , à la Guadeloupe et à Cayenne ; et qu’il pro-clamât le statu quo comme principe.
On ne supposa pas qu’il y eût des hommes