MÉMOIRES DE yAPOLÉON.
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de granit.L’empereur le renvoya à Paris , oî
lui ôta le commande ment de ce corps ( i ).
(Page i56.)
« L’ordre du jour de l’empereur avait cependant été exécuté dam*« toute l’armée avec la plus grande sévérité, au point qu’un maréchal« de France, voyant des grenadiers porter leur colonel, dont un boulet«avait emporté la cuisse , il le leur fit déposer sur le bord du chemin ,« et les renvoya an feu en les réprimandant. « Monsieur, dit-il au co-« lonel mourant, il faut qu’un soldat sache mourir à l’endroit même où« il est frappé. » Un jeune officier, le colonel Lebrun , fds du duc de»> Plaisance, était alors auprès de ce maréchal; il fit un mouvement» d’horreur : « Notre métier ne se fait pas à l’eau de rose , dit le féroce« guerrier. Ce n’est pas un jour de bataille qu’il faut parler de philan-« thropie. »
Calomnie.
( Page i56. )
« Arrivé à Anvers ( Bernadotte ), sa présence calma toutes les alar-« mes. Doué d’une activité infatigable, il réunit et disposa , comme par* enchantement, tous les moyens de défense; mais il fit plus encore :«il électrisa toutes les âmes. Des milliers de soldats se levèrent à sa« voix, et déjouèrent les projets d’un ennemi téméraire. L’Angleterre« renonça à son entreprise , et le prince se disposa à rejoindre l’armée« d’Allemagne . Il allait y reprendre un commandement, lorsque la paix« fut signée; il revint alors à Paris , et y reçut la grand’croix de l’or-« dre de Saint-IIeuri de Saxe. »
Arrivé à Paris , le ministre de la guerre,
(r) Note extraite de Mémoires inédits.
Le vice-roi était au centre, sur une éminence, d’où l’on voyait trèsdistinctement les mouvements qui se faisaient sur la gauche. Toute laligne des Saxons se repliait en désordre, laissant entre elle et la p° sl 'lion de l’euuemi uu vaste espace, que celui-ci ne paraissait pas songerà occuper. On pressait le vice-roi d’en prévenir l’empereur, q 1 ” ® ta|1