MÉMOIRES DE WAPOLIÎOUT.
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à anéantir le vain orgueil de la noblesse; elledétruisait les prétentions de l’oligarchie, et main-tenait dans son intégrité la dignité et l’égalité del’homme. C’était une idée-mère, organisatrice,libérale ; elle eût caractérisé le nouveau siècle.Napoléon ne mettait aucune précipitation dansl’exécution de ses projets; il croyait avoir dutemps devant lui. Il disait souvent à son conseild’état : « J’ai besoin de vingt ans pour accomplir■mes projets. » Il lui en a manqué cinq.
XXVII e NOTE.
(Page 74.)
' «Sa neutralité (la Prusse) m’avait surtout été essentielle daus la der-« uière campagne; pour m’en assurer, il lui fut fait quelque ouverture« de la cession du Hauo\re. »
Comment la Prusse était-elle ?£stée neutre?N’avait-elle pas signé en septembre, pendantquh l’armée française marchait de Ulm à Vienne ,la fameuse convention de Postdam? adhérantéventuellement à la coalition de la Russie , del’Autriche et de l’Angleterre, n’avait-elle pasjuré haine-à la France sur le tombeau du grandFrédéric ? Deux jours avant la bataille d’Auster-litz , en décembre i8o5, le comte de Haugwitz-premier ministre du roi de Prusse, se rendit àBriinn en Moravie ; il eut deux audiences de Na-