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Tome quatrième.
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27 e LÉGÈRE. 387

tin coup de baïonnette à la tête. Il pressa néan-moins vivement la poursuite. Il lança sa troupeau milieu des rochers et des bois, et arriva àportée de canon de la redoute de Saint- Jean-de-Marramas. Elle était armée de deux piècesde canon, et défendue par près de 600 Pié-montais.

Il s’agissait de les débusquer ; la chose futbientôt faite : le brave chef de bataillon Dupasdescendit sur la gauche, à la tête du troisièmebataillon. Tandis qu’il marchait à travers des ra-vins et des précipices, afin de gagner la plaine etde couper la retraite à l’ennemi, que la colonnede droite restait en observation, celle du centrese disposait à donner l’assaut. Les Piémontais nejugèrent pas à propos de l’attendre ; ils avaientaperçu le mouvement de la colonne de gauche,ils cherchèrent leur salut dans une prompte re-traite. Ils nous abandonnèrent des prisonniersainsi que quelques caissons, mais ils emme-naient leurs pièces. La troupe s’échauffa, lacharge battit avec une nouvelle force, et l’ar-tillerie fut à nous.

Les capitaines Mènes et Forestier furent bles-sés dans cette affaire ; le lieutenant Besançon yreçut un coup de feu dont il mourut quelquesjours après : ce brave officier, recommandablePar son républicanisme et ses vertus militaires,

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