388 HISTOlllE DE l’a.«MÉE D’lTA.LIE.
fut sincèrement regretté de ses camarades.
Un homme qui se distingua entre tous lesautres dans cette affaire, est le citoyen Bou-vier, sergent-major des carabiniers : il avaitdéjà fait à lui seul plusieurs prisonniers ; ilcontinuait de poursuivre les Piémontais ; toutà coup trois d’entre eux se rassemblent et l’at-taquent. Il fait tête aux assaillants, les blesse,est atteint à son tour, mais ne les oblige pasmoins à mettre bas les armes.
Nous étions maîtres du champ de bataille.Nous donnâmes la chasse à l’ennemi, et re-vînmes sur la redouté.
De là la demi-brigade se rendit à Montezeme,à lloccacigle, au camp retranché sous Ceva.
A peine entrés dans cette ville, le chef debrigade Dessaix fut chargé de sommer le fort.Le gouverneur refusa de se rendre, vu qu’iln’avait point été attaqué. Nous reprîmes lesmouvements. Nous nous portâmes :
Le 8 floréal, à Nuova;
Le g , à Alba-Morea ;
Le io, à Crevinzano;
Le 11, à Santo-Stephano ;
Le i a, à Aqui $
Le x3, à Bosquos;
'De là sur Cornaille <»t aux rives du Pô. L’ennemi