4oO HISTOIRE DE l’aRMÉE D’iTALIE.
rent bas les armes : ils descendirent de chevalet furent conduits à Lavis . Le citoyen De-veyle, moins heureux que son chef, reçutquatre coups de sabre, dont il mourut quelquetemps après. Ce fut une perte ; mais ce braveofficier méritait d’être un des martyrs de la li-berté.
La nuit fut employée à reconnaître les dé-marches de l’ennemi. Le lendemain nous nousétablîmes à Saint-Michel, et gardâmes ce postejusqu’au 24 fructidor, que nous fûmes forcés del’abandonner. Nous retournâmes à Lavis , et, le25 , nous prîmes position au-dessus de Pressano,à une lieue en arrière de Saint-Michel. Les Au-trichiens voulurent s’y opposer, mais ils furentbattus; nous leur fîmes plusieurs prisonniers.Sur ces entrefaites, la 4 e demi-brigade d’infan-terie légère et le bataillon des tirailleurs furentembrigadés avec la 27 e . Le premier bataillonresta à Torbole ; les deux autres occupèrent leshauteurs de Pressano.
Le 16 brumaire, l’ennemi vint attaquer Tor-bole et Nago. Le chef de brigade Dessaix étaitchargé de tenir ce poste autant qu’il lui seraitpossible, de s’embarquer quand il ne pourraitplus le garder, et de se retirer sur Salo et Bres-cia , après avoir détruit les ponts, les chausséesqui se trouvaient sur la route. Il avait pris toutes
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