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Tome quatrième.
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200 prisonniers. Il s’agissait de gagner les hau-teurs de gauche. La nuit approchait : notre chefde brigade voulut dépasser la Navre pour tâ-cher de faire quelque reconnaissance.il s’assuraen effet que la traille était coupée, mais il s’a-perçut en même temps du danger auquel il s’é-tait exposé. Il n’avait avec lui qu’une dizaine dehussards, commandés parle brave capitaine De-veyle. Tout-à-coup une trentaine de chasseursà cheval se présentent; on ne distingue plusqüefaiblement les objets ; il les prend pour des Fran-çais ; il les attend et leur dit qu’il vient d’aperce-voir des vedettes ennemies; qu’il faut détacherquelques hommes pour les reconnaître. L’und’entre eux s’approche, saute sur les armes duchef de brigade, et lui dit en assez mauvais fran-çais : «Vous êtes prisonnier. » Le citoyen Dessaix,étonné de ce langage, examine l’inconnu, et s’a-perçoit qu’il s’est mépris. Il ne se déconcertepas néanmoins. Il dégage son sabre, et leur cried’une voix menaçante : « C’est vous autres, aucontraire, qui êtes mes prisonniers, et si vousne mettez tout de suite pied à terre, je vous faistous fusiller. » Celui dont il était le plus rappro-ché se mit en devoir de lui décharger quelquescoups de sabre : il fut assez heureux pour lesparer. Son petit détachement fit feu, abattitquelques-uns de ces cavaliers, les autres mi-