4o8 HISTOIRE III- L AJl.MiiL n’iTALIE .
Le 26, une nouvelle victoire couronna nosefforts ; le Tagliamento vit paraître les Français sur ses rives. Le matin nous nous avançâmespour reconnaître les positions de l’armée impé-riale , l’ardeur de nos soldats les porta jusquesous les pièces de canon. Ils étaient déjà arrivésà la dernière branche du fleuve lorsqu’ils re-çurent l’ordre de se retirer. L’escarmouche futsanglante, nous revînmes sur nos pas, et nousattendions avec impatience le moment du pas-sage. Enfin, deux heures sonnent, l’arméeest en bataille, et la demi-brigade qui occupaitl’aile gauche s’élance dans le fleuve. L’ennemifit résistance et nqus arrêta quelque temps de-vant le village, maft enfin il fut forcé de nousabandonner le champ de bataille. Il fut rompude toutes parts ; trois pièces de canon et ungrand nombre de prisonniers tombèrent en nosmains.
Le capitaine Baquère, officier d’un rare mérite,fut tué dans cette affaire. Un caporal de carabi-niers se battit lui seul contre une dizaine dehoulans. Il refusa de se rendre, et fut haché àcoups de sabre. Un obus emporta une file en-tière de carabiniers; le brave sous-lieutenantLachaume fut blessé, et le citoyen Branchedor,sergent, eut le bras emporté. Il avait montré laplus rare valeur et le plus grand sang-froid.