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Tome quatrième.
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^7® LÉGÈRE. 409

Nous poussâmes en avant. Nous entrâmes lea germinal dans les gorges du Frioul. L’art avaitajouté aux difficultés que présente la nature.L’ennemi était retranché dans des rochers inac-cessibles, la route était coupée en plusieurs en-droits. Tous ces obstacles cependant furent bien-tôt vaincus, gjt les positions les plus affreuses prisesà la baïonnette. Les échos ajoutaient à la solen-nité des charges, le soldat s’avançait avec uneimpétuosité irrésistible. Les Autrichiens furentculbutés, rompus ; ce qui put se sauver prit lafuite, et fut se retrancher derrière Caporeto.Nous suivîmes les fuyards ; mais nous ne con-naissions pas la position qu’ils avaient prise,la nuit était obscure, nous cessâmes le combat.Nous nous proposions de le reprendre au pointdu jour ; les impériaux ne jugèrent pas à pro-pos d’en courir la chance. Ils évacuèrent le postequ’ils occupaient. Les chasseurs de la demi-bri-gade déployèrent dans cette affaire la plus grandeintrépidité. Le citoyen Yerbigier, sous-lieu te-nant, fut gravement blessé au moment où ilmontait à l’assaut avec ses carabiniers. Le ci-toyen Lefèvre, qui s’était distingué dans toutesles rencontres, pénétra un des premiers dans laredoute., et prit deux pièces de canon avec leurattirail.