BATAILLE NAVALE d’aBOUKUL l5
ches d’Alexandrie et la correspondance de l’ami-ral. Son étonnement fut grand d’apprendre quel’escadre n était pas en sûreté, qu’elle ne se trou-vait ni dans le port d’Alexandrie , ni dans celuide Corfou , ni même en chemin pour Toulon ;mais qu’eUe était dans la rade d’Aboukir, ex-posée aux attaques d’un ennemi supérieur. 11expédia, de l’armée, son aide de camp Julien àl’amiral, pour lui faire connaître tout son mé-contentement, et lui prescrire d’appareiller surle champ et d’entrer à Alexandrie , ou de serendre à Corfou . Il lui rappelait que toutesles ordonnances de la marine défendent de rece-voir le combat dans une rade ouverte. Le chefd’escadron Julien partit le 27, à sept heuresdu soir, il n’aurait pu arriver que le 3 ou4 août; la bataille eut lieu du i er au 2. Cet of-ficier étant parvenu près deTérannée, un partid’Arabes surprit la djerme sur laquelle il était,et ce brave jeune homme fut massacré, en dé-fendant courageusement les dépêches dont ilétait porteur, et dont il connaissait 1 impor-tance.
§ VII.