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Tome cinquième.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

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de Nelson, qui le cherchait, se présenta de-vant Alexandrie , vint à Aboukir reconnaîtretoute la ligne dembossage , et le fît impuné-ment; pas un vaisseau, pas un brick, pas unefrégate nétait à la voile. Cependant lamiralavait plus de trente bâtiments légers dont il au-rait pu couvrir la mer ; tous étaient à lancre.Les principes de la guerre voulaient quil restâtà la voile avec son escadre entière, quels quefussent ses projets ultérieurs. Mais au moinsdevait-il tenir à la voile une escadre légère dedeux ou trois vaisseaux de guerre, de huit oudix frégates ou avisos, pour empêcher aucunbâtiment léger anglais de lobserver, et pourêtre instruit davance de larrivée de lennemi.La fatalité lentraînait.

§ VIII.

Le 3i juillet,Nelson détacha deux de ses vais-seaux, qui vinrent reconnaître la ligne dembos-sage française, sans être inquiétés. Le i er août,lescadre anglaise apparut vers les trois heuresaprès midi, toutes voiles dehors. Il ventaitgrand frais des vents qui sont constants dansv cette saison. Lamiral Brueys était à dîner, unepartie des équipages à terre, le branle-bas né-tait fait sur aucun vaisseau. Lamiral fit sur-le-champ le signal de se préparer au combat. Il