l'GYPTE.-BATAILLE DES PYRAMIDES . ’jS
§ III.
Le ai, on partit de Omedinar, à une heuredu matin. Cette journée devait être décisive. Ala pointe du jour, on vit, pour la première foisdepuis Chebreiss, une avant-garde de Mamelucks d’un millier de chevaux, qui se replièrent avecordre et sans rien tenter ; quelques boulets denotre avant-garde les tinrent en respect. A dixheures, nous aperçûmes Embabeh et les enne-mis en bataille. Leur droite était appuyée au Nil où ils avaient pratiqué un grand camp retran-ché, armé de quarante pièces de canon, etdéfendu par une vingtaine de mille hommesd’infanterie, janissaires, spahis et milice duCaire. La ligne de cavalerie des Mamelucks appuyait sa droite au camp retranché, et éten-dait sa gauche dans la direction des Pyramides,à cheval sur la route de Gizeh. Il y avait environ9 à 10,000 chevaux, autant qu’on en pouvaitjuger. Ainsi l’armée entière était de 60,000 hom-mes, y compris l’infanterie et les hommes àpied qui servaient chaque cavalier. Deux outrois mille Arabes tenaient l’extrême gauche,et remplissaient l’intervalle des Mamelucks auxPyramides. Ces dispositions étaient formidables.Nous ignorions quelle serait la contenance des