ÉGYPTE. -BATAILLE I) FS PYRAMIDES. 77
mouvement de cette aîle avec toute Tannée,en passant hors de la portée du canon du campretranché. Par ce mouvement nous n’avions af-faire qu’aux Mamelucks etàla cavalerie; et nousnous placions sur un terrain où l’infanterie etl’artillerie de l’ennemi ne devaient lui être d’au-cun secours.
§ VI.
Mourad-Bcy, qui commandait en chef toutel’armée, vit nos colonnes s’ébranler, et ne tardapas à deviner notre but. Quoique ce chef n’eûtaucune habitude de la guerre, la nature l’avaitdoué d’un grand caractère, d’un courage à touteépreuve et d’un coup d’œil pénétrant. Les troisaffaires que nous avions eues avec les Mame-lucks , lui servaient déjà d’expérience. 11 sentitavec une habileté qu’on pourrait à peine atten-dre du général européen le plus consommé,que le destin de la journée consistait à ne pasnous laisser exécuter notre mouvement, et àprofiter de l’avantage de sa nombreuse cavaleriepour nous attaquer en marche. Il partit avecles deux tiers de ses chevaux (fia 7000), laissale reste pour soutenir le camp retranché etencourager l’infanterie, et vint, à la tête decette troupe, aborder le général Desaix qui s’a-vançait par l’extrémité de notre droite. Ce der-