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eut été inutile. Au milieu des assauts, au mi-lieu des batailles, ces guerriers voyaient desliouris au teint blanc et aux yeux bleus ounoirs, couvertes de chapeaux de diamants, quiles appelaient et leur tendaient les bras ; leursâmes s’enflammaient à cette vue, ils s’élancaienten aveugles, et cherchaient la mort qui allaitmettre ces beautés en leur puissance. C’est ainsiqu’ils se sont rendus maîtres des belles plainesde la Syrie, de l’Égypte et de la Perse; c’estainsi qu’ils ont soumis le monde.
§ iv.
Un préjugé bien répandu et cependant dé-menti par l’histoire, c’est que Mahomet étaitennemi des sciences, des arts et de la littéra-ture. On a beaucoup cité le mot du calife Omar,lorsqu’il fit brider la bibliothèque d’Alexandrie :« Si cette bibliothèque renferme ce qui se trouve« dans le Koran , elle est inutile ; si elle contient« autre chose, elle est dangereuse. » Un pareilfait et beaucoup d’autres de cette nature nedoivent point faire oublier ce que l’on doit auxcalifes arabes. Us étendirent constamment lasphère des connaissances humaines, et embel-lirent la société par les charmes de leur litté-rature. Il est possible néanmoins que, dansl’origine,les successeursde Mahomet aient craint