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Tome cinquième.
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MÉMOIRES l>E NAPOLÉON.

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que les Arabes ne se laissassent amollir par lesarts et les sciences, qui étaient portés à un sihaut point dans l’Egypte, la Syrie et le Bas-Em-pire. Ils avaient sous les yeux la décadence del’empire de Constantin, due en partie à de per-pétuelles discussions scholastiques et théolo-giques. Peut-être ce spectacle les avait-il indis-posés contre la plupart des bibliothèques, qui,dans le fait, contenaient en majorité des livresde cette nature. Quoi qu’il en soit, les Arabes ont été pendant cinq cents ans la nation la pluséclairée du monde. C’est à eux que nous devonsnotre système de numération, les orgues, lescadrans solaires, les pendules et les montres.Rien de plus élégant, de plus ingénieux, de plusmoral que la littérature persane, et, en général,tout ce qui est sorti de la plume des littérateursde Bagdad, et de Bassora .

Les empires ont moins de durée en Asie quedans l’Europe , ce qu’on peut attribuer aux cir-constances géographiques.L’Asie est environnéed’immenses déserts, d’où s’élancent tous les troisou quatre siècles des peuplades guerrières quiculbutent les plus vastes empires. De là sontsortis les Ottomans , et dans la suite les Tamer-lan et les Gengiskan.

Il paraît que les législateurs souverains de cespeuplades se sont toujours attachés à leur cou-