EGYPTE.—USAGES, ETC. j I J
d’un fossé ou d’un puits sur un terrain plusélevé ; le mobile en est le bras ou le cheval.Ils ne connaissent que les moulins à manège;nous n’avons pas trouvé dans toute l’Égypte unseul moulin à eau, ou à vent. L’emploi de cesderniers moulins pour élever les eaux, seraitpour eux une grande conquête, et pourrait avoirde grands résultats en Égypte . Conté leur en aétabli un.
Tous les artisans du Caire sont très-intelli-gents ; ils exécutaient parfaitement ce qu’ilsvoyaient faire. Pendant la révolte de cette ville,ils fondirent des mortiers et des canons, maisd’une manière grossière et qui rappelait ce quise faisait dans le treizième siècle.
Les métiers à toile leur étaient connus; iisen avaient même pour broder le tapis de laMecque . Ce tapis est somptueux et fait avec art.A un dîner du général en chef chez le scheikEl-Fayoum , on parlait du Korau : « Toutes les« connaissances humaines s’y trouvent, di-saient les scheiks.—«Y voit-on l’art de fondreles canons et de faire la poudre ? demanda Na-poléon. Oui, répondirent-ils, mais il faut savoirle lire: » distinction scholastique dont toutes lesreligions ont fait plus ou moins d’usage.