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que la peste parut, on mit en vigueur tout lesystème des lois sanitaires de Marseille . Ces pré-cautions nous furent très utiles. Elles étaienttout-à-fait inconnues aux habitants, qui s’y sou-mirent d’abord avec répugnance, mais cpii fini-rent par en sentir l’utilité. C’est pendant l’hiverque la peste a lieu; en juin elle disparaît entiè-rement. On a fort souvent agité la question desavoir si cette maladie est endémique à l’Égypte .Ceux qui sont pour l’affirmative croient avoirremarqué qu’elle se déclare à Alexandrie ou surles côtes de Damiette , pendant les années où,par exception, il pleut dans ces pays. Aussi est-il sans exemple quelle ait commencé au Caire et dans la haute Égypte où il ne pleut jamais.Les personnes qui pensent quelle vient de Con-stantinople ou des autres points de l’Asie , sefondent également sur ce que les premiers symp-tômes se manifestent toujours le long des côtes.
§ XIII.
On fit à la maison d’Elfy-Bey, qu’occupait legénéral en chef, sur la place d’Esbekié , di-vers travaux qui avaient pour objet de l’accom-moder à notre usage. On commença par la con-struction du grand escalier qui conduisait aupremier étage, le rez-de-chaussée ayant été laissépour les bureaux de l’état-major. Le jardin subit