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aussi des changements. 11 ne s’y trouvait aucuneallée; on en pratiqua un grand nombre, ainsique des bassins de marbre et des jets d’eau. LesOrientaux aiment peu la promenade ; marcherquand on peut être assis leur paraît un contre-sens qu’ils n’expliquaient que par la pétulancedu caractère français .
Des entrepreneurs établirent, dans le jardindu Caire , une espèce de Tivoli où l’on trouvait,comme à celui de Paris , des illuminations,des feux d’artifice et des promenades. Le soirc’était le rendez-vous de l’armée et des gens dupays.
On construisit, du Caire à Boulac, une chaus-sée de communication qui pouvait servir entout temps, même pendant l’inondation. Onéleva un théâtre, et un grand nombre de mai-sons furent arrangées , adaptées à nos usagescomme celle du général en chef. Une manu-tention fut établie '. On bâtit, à la pointe de l’ilede Rodah, plusieurs moulins à vent pour faire dela farine;et l’on commençait à en employer pourfaire monter les eaux et pour servir à l’arrose-ment des terres. On avait fondé plusieurs éclu-ses et préparé tout ce qui était nécessaire pour
(i) Les Égyptiens chauffent leurs fours, partie avec tics roseaux, par-tie avec de la fiente de chameau ou de cheval, séchée au soleil, et quisert alors de combustible.