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rer la prompte exécution de ces grands projets.Mais bientôt la destruction de l’escadre française à Aboukir, le contre-ordre donné par le direc-toire à l’expédition d’Irlande , et l’influence desennemis de la France sur la Porte, rendirenttout plus difficile.
Cependant deux armées turques se réunis-saient, l’une à Rhodes et l’autre en Syrie , pourattaquer les Français en Égypte . Il paraît qu’ellesdevaient agir simultanément dans le courant demai, la première en débarquant à Aboukir etla seconde en traversant le désert qui sépare laSyrie de l’Égypte . On apprit dans les premiersjours de janvier que Djezzar pacha venait d’êtrenommé serasquier de l’armée de Syrie ; que sonavant-garde, sous les ordres d’Abdalla, était déjàarrivée à El-Arisch , s’en était emparée, et s’occu-pait à réparer ce fort qui peut être considérécomme la clef de l'Égypte du côté de la Syrie .Un train d’artillerie de quarante bouches à feu,servi par 1,200 canonniers, les seuls de l’empirequi fussent exercés à l’européenne, venait dedébarquer à Jaffa ; des magasins considérablesSC formaient en cette ville, et un grand nombrede bâtiments de transport, dont une partie ar-rivait de Constantinople , étaient employés à ceteffet. A Gaza , on avait emmagasiné des outres;la renommée voulait qu’il y en eût assez pour