VENDRE.
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s’empara de l’élan des paysans, et ces malheu-reux devinrent les instruments de la féodalité, etde la politique anglaise. De là découlèrent tousles maux qui ont affligé cette belle partie duterritoire français. La Vendée a constammentprésenté deux aspects : ses villes, ses bourgs,en communications faciles depuis longues annéesavec les autres villes de l’intérieur, manifestèrentdès le principe des opinions favorables à la révo-lution ; les campagnes, au contraire, livrées auxcroyances héréditaires, restèrent, à toutes lesépoques, dévouées aux idées monarchiques. Unrapport du député Gallois à la convention, re-latif à des pièces enlevées par la garde nationalede Cholet , démontre à l’évidence que l’espritdes paysans vendéens avait été de longue maindisposé à l’insurrection; qu’il existait une scis-sion complète entre les campagnes et les villes,et que, dans celles-ci même, la scission était ma-nifeste entre les propriétaires de biens-fonds,les marchands et les ouvriers.
Cet état de choses changea, mais insensible-ment et par le seul effet du contact de ces mas-ses ignorantes avec la civilisation nouvelle. Leconsulat pacifia la Vendée , parce qu’il était unpremier pas vers une réorganisation monar-chique, et que le premier consul, protecteur desprêtres réfractaires lorsqu’il n’était encore quev.
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