1^8 MEMOIRES DE NAPOI.ÉOIV.
le vaiiqueur d’Italie , donnait à cette populationfanatique l’espérance de lui devoir le rétablisse-ment du culte. Le concordat réalisa cet espoir.L’emjire éteignit les derniers restes de la Ven-dée ; <t l’on vit, en 1814> six mille paysans deces cmtrées, entourés à la Fère-Champenoisepar dis forces décuples, se battre en héros pourla caise de Napoléon, et préférer la mort à ren-dre lturs armes aux alliés de ces mêmes princespour esquels ils avaient pendant six ans résistéà tou> les efforts de la république. L’héroïsmede ce. braves prouve que la grande réconcilia-tion tes Français avait été opérée par Napoléon,et qui la France de 181 4 n’était plus la France de 17)3.
Si 'ouverture des routes dans les campagnesest ni grand bienfait de toute administration ,indispensable au développement de l’agricultureet du commerce, elle n’est pas d’une moindreimpo'tance pour les progrès de la civilisation, deces connaissances salutaires, de cette commu-nauti d’intérêts qui donnent à une nation l’as-pect et l’esprit de famille. Elle est égalementnécesaire à l’ordre et à la sûreté publique. Au-cunerévolte, quelle qu’en soit la cause ou lesramiications, ne peut résister à la répression dugouvernement, quand les communications sontfacilts avec et entre les points de l’insurrection.