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Tome cinquième.
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VENDEE . 189

placer les curés par des prêtres assermentés, etque les prêtres insermentés, poursuivis, tra-qués, pour ainsi dire, dans toute la dominationrépublicaine, se réfugièrent dans la Vendée . Ilsy furent reçus comme des martyrs. La face deces provinces devint encore plus théocratique,et la haine des paysans prit le caractère dunehaine sacrée, qui nétait que trop légitimée parles plus cruels excès. Linstitution des gardesnationales servit la Vendée ; elle donnait aupeuple le droit de sarmer, de sorganiser mili-tairement, et de nommer ses officiers. Les Ven-déens les choisirent tous parmi leurs anciensseigneurs, auxquels ils étaient accoutumés do-béir. Malgré les décades et labolition des fêtes,ils faisaient célébrer la messe, les fêtes et diman-ches , et se rendaient en armes à léglise pourdéfendre, disaient-ils, la maison du Seigneur etleur bon curé.

Jusqualors les nobles nont fait que suivre etavec peu dardeur le mouvement populaire. Ilsne furent pas les premiers à prendre les armes.Un riche artisan nommé Delouche, maire deBressuire , donna le signal de linsurrection ar-mée. Il avait eu limprudence de publier la loimartiale contre de chauds patriotes qui le vou-laient contraindre à prendre des mesures derigueur ; obligé de fuir, il courut les cam-