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Tome cinquième.
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196 MEMOIRES DE NAPOI.éON.

manquait qu’un général en chef, un prince sur-tout, pour en faire une armée conquérante. Acette époque les forces républicaines, dissémi-nées dans la Vendée , n’allaient pas au-delà dequinze mille hommes. Si les chefs royalistes n’a-vaient pas eu chacun la-fièvre du commande-ment, et qu’ils eussent réuni leurs forces, il n’estpas douteux que tout l’ouest de la France se dé-tachait de la république. Il aurait fallu alors quela convention retirât ses armées des pays con-quis ou occupés, pour reconquérir plusieurs dé-partements; et il est difficile de prévoir ce qu’unepareille complication d’efforts eût pu amener defuneste pour la cause de la révolution. L’étrangeraurait repris ses plans d’agression ; il eût été se-condé par les Vendéens. L’Angleterre, qui seuledominait alors les conseils de l’Europe , eût étéde droit, par sa marine, mise en communicationavec les côtes de France depuis Nantes jusqu’àRochefort, et à la tête de cette grande lutte ; etbeaucoup de destinées françaises ne seraient passorties de l’urne où elles étaient encore enfer-mées.

Mais il en arriva autrement. Les généraux dela Vendée firent la guerre de partisans; ils n’eu-rent pas même l’idée de se faire un terrain poury établir un gouvernement royal. Cependant, ense rendant maîtres du pays par la réunion et la