béatifications. Les Vendéens traitèrent le canonde Louis XIII comme un de leurs patrons; ilsle couronnèrent" de fleurs et le couvrirent derubans.
Le 16 mars, Vihers, petite ville à huit lieuesd’Angers , fut évacuée par les républicains etoccupée par les royalistes. Là dut s’arrêter l’ar-deur de Cathélineau , parce que la semaine dePâques approchait. Toute l’armée se dispersapour aller remplir les devoirs de cette grandesolennité; et la réunion au drapeau fut arrêtéepour le lundi de la Quasirnodo. Les républicainsprofitèrent de la dévotion de la Vendée pourtraverser tout le pays insurgé, où personne nese présenta pour les arrêter. Ils arrivèrent ainsià Angers , où ils proclamèrent que tout était ter-miné. Cette présomption leur coûta cher; ils neconnaissaient pas encore leurs ennemis. Cettesuspension d’armes générale pendant la quin-zaine de Pâques , de la part d’ennemis aussiacharnés, offre pour l’avenir quelque chose decruel et d’implacable.
Cependant la haute Vendée , qu’on avait cruepacifiée par la mort du perruquier Gaston , s’é-tait rapidement recrutée, et plusieurs corps d’in-surgés obéissaient à des gentilshommes. Le ioavril, ces corps divers, sans avoir combiné leursmouvements, se mirent en campagne. Il ne leur
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