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Tome cinquième.
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MEMOIRES 1)F. NAPOLEON.

vinces ; son quartier-général était à Angers . Onlui avait fastueusement annoncé une armée decinquante mille hommes, dont dix mille de ca-valerie, avec une belle artillerie; c’était bienplus qu’il ne fallait : au lieu de cela, il ne putréunir qu’environ dix mille hommes , avec les-quels il devait garder Nantes , mettre des gar-nisons dans les positions, et battre la campagne.Beysser ne put contenir Machecoul, parce qu’ilavait à peine quatre mille hommes. Les petitscorps détachés furent détruits successivementau pont Charron et à Jallais, où les générauxMarcé et Gauvilliers furent battus par des forcessupérieures. Il n’y avait, pour garder toute laVendée , que dix mille gardes nationaux, et seu-lement quelques milliers d’hommes de la ligne.

Charette, nommé généralissime des arméesde la Vendée inférieure, vit tous ses égaux de-venir ses lieutenants , et leurs troupes, dont ilsétaient les premiers organisateurs, obéir à sesordres. Il y avait des fortunes populaires, etles mêmes éléments de succès et de désastresdans les deux partis, mais avec cette différence,au détriment du parti royaliste, que dans les ar-mées vendéennes la jalousie du commandementétait entre les chefs , tandis que dans les arméesrépublicaines, c’était la rivalité de la gloire. Le24 mars , un corps de Vendéens, au nombre de