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Tome cinquième.
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VENDÉE .

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trois mille hommes, sous le commandement deJolly, attaqua la ville des Sables; il fut repoussé.Il s’y représenta le 27 avec du canon; maiscomme ce chef avait voulu se donner la gloired’un emploi particulier, il fut réduit à ses seu-les forces. Le commandant républicain Boulardfit une sortie et le contraignit à la retraite. LesVendéens ne surent pas tirer parti désavantagésqu’ils pouvaient rendre décisifs à cette époque.L’inaction des corps de la Vendée inférieure , sipréjudiciable au parti royaliste, fut l’oeuvre decette basse jalousie des chefs même qui avaientreconnu et proclamé Charette généralissime. Siles opérations de la basse Vendée eussent été,comme cela devait être, combinées avec cellesde la haute Vendée où commandait Cathélineau ,la république était infailliblement vaincue ; maisil manqua toujours un prince à la tête de lacause vendéenne. Les royalistes le demandèrentsans cesse à l’Angleterre, qui le leur montraune seule fois et 11e le leur donna pas ; ce quifut un raffinement nouveau en fait de cruautépolitique.

Ainsi, il existait une indépendance d’opéra-tions de la part des chefs de la même armée;et il n’y avait aucune intelligence entre les ar-mées de la haute et de la basse Vendée : Cathé-lineau agissait de son côté, et Charette du s>en.