Ut>4 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
Le y avril, l’armée d’Anjau se porta à Cho-let, et dans sa route elle recruta d’Elbée etüonchamps, qui étaient dais leurs châteaux.C’étaient d’anciens officiers. Le dernier avaitfait la guerre dans l’Inde sofls le fameux Baillide Suffren. Ces deux gentilshommes, entraînéspar le vœu popxdaire, se joignirent à l’arméeavec quelques amis. Toutes les troupes sousCathélineau ne s’élevaient alors qu’à six millehommes. Le io, cette armée marcha sur Che-millé, où elle écrasa une colonne républicaine ;mais le défaut oie munitions Farrêta.
Le général Berruyer avait remplacé La Bour-donnaye; il avait vingt-cinq m ile hommes dansla haute Vendée : ses troupes étaient divisées enquatre corps, et ce fut une grande faute. Quéti-neau commandait 3,ooo hommes à Bressuire ;Ligonnier, 4>ooo à Vihers; Gauvilliers, i,5ooau pont de Cé; Dayat, environ 6,000 hommesà Niort . Berruyer, avec le reste îles troupes,occupait Saint-Lambert et Angers , où était sonquartier-général.
Cathélineau , après l’affaire de Chemillé, avaitdù se replier d’abord sur Beau préau, à quatrelieues au nord de Cholet , de là sur Tissange,petite ville du Poitou. Il se voyait à regret forcéà un système de défensive peu d’accord avec soncaractère. 11 en prévoyait les effets , et ne se dis-