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soldats jetaient dans la fuite, et de tous ses cais-sons; elle se retira sur la Loire . Pendant troismois la haute Vendée fut livrée à toute l’indé-pendance de la victoire. Les républicains n’a-vaient plus assez de forces pour y reprendrel’offensive.
Le 26 avril, Cathélineau ordonna une revuegénérale à Cholet : son armée était de 22,000hommes d’infanterie, dont i 3 ,ooo armés de fu-sils de munition, et 'jBo hommes de cavalerie;l’artillerie était composée de six pièces atte-lées, parmi lesquelles la fameuse Marie-Jeanne.Le lendemain Laroche-Jacquelein fit sa jonc-tion avec cinq mille hommes. Le i er mai, lesVendéens investirent Argenton-le-Château. Cetteville fut promptement enlevée, elle n’était dé-fendue que par huit cents hommes de la gardenationale, qui, au lieu de parlementer, prirentla courageuse résolution de s’ouvrir un passage :ces braves y restèrent presque tous ; ceux quiéchappèrent se rendirent à Thouars qu’occupaitQuétineau avec 5 ,000 hommes. Le décourage-ment s’était mis parmi ses soldats. Un bataillonmarseillais, qui avait été envoyé à cette arméepour y soutenir les fureurs révolutionnaires, futle premier à déserter au moment du combat,et ne reparut point : il fit comme les lâches, ilcria à la trahison au lieu de se battre. Quéti-