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neau, ainsi abandonné des siens, fut contraintd’évacuer Bressuire dans le plus grand désordre.La terreur fut telle, que Lescure et Marignyfurent oubliés dans leurs prisons. Le lendemainils se joignirent à leurs amis, et ils prirent uneplace distinguée dans l’armée.
Le 3 mai, Bressuire fut occupée par la grandearmée royale; quatre mille hommes sans armesy joignirent le corps de Lescure; c’était un vraichevalier pour la Vendée , sa dévotion l’avaitrendu vénérable aux paysans ; quand il mourut,on le trouva revêtu d’un cilice. Marigny étaitchevalier de Saint-Louis et officier de marine.L’armée de Cathélineau se recruta de tous lesnobles distingués et de tous les braves de la con-trée, et marcha sur Thouars, ville très-forte,justement nommée la clef du Poitou ; le généralQuétineau s’y était renfermé avec six millehommes.
L’attaque commença le 5 mai ; elle fut dirigéesur plusieurs points par les généraux vendéens.La ville, fortifiée par la nature, n’était attaquableque sur deux points, dont l’un était le pont duThoué: Lescure et Laroche-Jacquelein s y por-tèrent avec dix mille hommes. La canonnades’engagea à six heures du matin; à dix heuresles Vendéens forcèrent ce défilé à la baïonnette,et enlevèrent le faubourg.
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