ag4 MÉMOIRES DE NAl'OI.ÉON.
nombre de villes , occupèrent Saint-Brieux, le?Mans et Nantes , et parlaient hautement de mar-cher sur Paris .
Le directoire ne savait plus où donner de latète ; il s’en cachait mal par l’éclat qu’il donnaitaux petits avantages que de simples officiersavaient eus dans la basse Vendée , où on ne fai-sait réellement qu’une guerre de partisans. Sapeur était publique comme son incapacité.
Le retour de Napoléon, revenu d’Egypte pourdétruire l’anarchie directoriale et donner à laFrance un gouvernement digne de sa grandeuret de sa puissance, mit fin à la guerre de laVendée. Il ne se trouva pas en France un seulindividu qui donnât des regrets à la chute dudirectoire. Jamais révolution ne fut plus com-plète. Le 18 brumaire rendit à la France le rangqu’elle devait occuper en Europe , et le créditqu’on acquit tout à coup. La pacification inté-rieure de la république fut un des premiers soinsde Napoléon. Les chouans et les Vendéens re-fusèrent d’abord de reconnaître la constitutionconsulaire. Le gouvernement répondit au ma-nifeste de la Vendée par son décret du a8 dé-cembre, qui accordait aux révoltés dix jourspour se soumettre, et fit menacer la Vendée parle général Brune, qui s’y porta avec des forcesconsidérables. Dans ce temps, le général Hé-