VENDRE.
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tlouville reçut des pouvoirs pour négocier ;c’était l’homme qui convenait : gentilhomme,il avait une affinité toute naturelle avec leschefs des insurgés; son esprit conciliateur, sesmanières persuasives les gagnèrent, et la négo-ciation commença. L’abbé Bernier, qui lors dela dernière pacification s’était retiré en Suisse ,fut choisi par Napoléon pour aider Hédouvilledans sa négociation. Cet abbé rendit les plusgrands services dans cette occasion, tant à sonpays qu’à ses anciens amis. D’Autichamp, Lapre-valaye, Châtillon, furent les premiers qui sesoumirent. Suzannet, Bourmont, d’Audigné,mirent bas les armes peu après ; ils jouissaientd’un grand crédit dans leur parti.
Au milieu de ces négociations si heureusespour la France , l’Angleterre envoya quarantevaisseaux qui jetèrent l’ancre sur les côtes deBretagne , et y débarquèrent une grande quan-tité d’armes et de munitions dont Georges sesaisit, et qu’il parvint, après un combat danslequel il eut l’avantage, à faire transporter dansson camp retranché de Grandchamp. L’Angle-terre suivait jusqu’au dernier moment, commeelle l’a prouvé en 1814, son système de destruc-tion contre la France : elle envoyait des armes àces rebelles au moment où un gouvernement forts’occupait de les amnistier. Si elle eût voulu ré-