uq6 unÎMomrs de napoiAon.
tablir la royauté en France , c’est-à-dire lui rendreme existence stable et glorieuse, elle eût envoyéun prince aux Vendéens. Mais en 1800 il étaitdéjà trop tard; la place était bien occupée. Ellese contentait donc d’envoyer des aliments à laguerre civile, ce qui fut également, inutile. Ortcapitulait partout,dans le Maine , en Anjou, dansles Bretagnes ; il n’y eut que Frotté et Georgesqui voulurent continuer la révolte. Cette obsti-nation, qui ne tenait plus à un parti, fut bientôtchâtiée. Frotté fut battu et livré par Guidai,auquel il s’était confié. II voulait parlementeraprès sa défaite, tandis qu’il avait rompu sonban en violant son traité et en refusant l’am-nistie : il fut fusillé. Georges échappa et se sauvaen Angleterre, d’où il revint en 1804 pour assas-siner le premier consul. Il fut jugé, et mis à mortcomme assassin et conspirateur. Il avait trouvémoyen d’avoir pour complices deux des pluscélèbres généraux de la république, Pichegru et Moreau. La fin de ces deux hommes fut tra-gique : Pichegru s’étrangla dans sa prison, etMoreau revint de son exil pour être tué par unboulet français au milieu des rangs étrangersqu’il dirigeait contre sa patrie : triste fm pourde si beaux commencements ! L’amnistie futdonnée aux Vendéens le 4 mais 1800, et auxchouans le 21 avril. L’ordre fut rétabli; les