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Tome cinquième.
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RELATION EGYPTIENNE .

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vaient; on en agit de même envers les chrétiensde Damas, les Cophtes et les Grecs; on assaillitles églises et les monastères pour y chercherles armes ; on voulait tuer tous les chrétiens etles juifs. Si les grands n’avaient interposé leurautorité, aucun n’aurait échappé.

Chaque jour on apprenait que les Françaisapprochaient du Caire , et personne n’était d’ac-cord sur les dispositions qu’on devait prendre :on ne savait de quel côté l’ennemi arrivait. Lesuns disaient : il viendra par la rive occidentale,d’autres par la rive orientale; d’autres, enfin ,pensaient qu’il pourrait venir des deux côtés.Cependant aucun des chefs de l’armée n’avaitassez de présence d’esprit pour envoyer des es-pions ou un corps avancé pour connaître lamarche des Français . Ibrahim-bey et Murad-beyse contentèrent de rassembler leur armée etd’attendre l’ennemi, n’ayant nulle part de forte-resse, ni de retranchement : ainsi, par cettemauvaise disposition, ils négligèrent de faireobserver l’ennemi.

Le vendredi 6 desefer, les Français arrivèrenta Djizid-Assouad. Le samedi matin, l’armée s’é-tendit à Emdinar. Alors on donna l’alarme par-tout, les habitants des villages voisins accouru-rent et se rendirent au camp. Mais les troupesn’avaient point de confiance en leurs forces,