Band 
Tome cinquième.
Seite
314
JPEG-Download
 

3 ] 4 MEMOIRES OE NAPOLÉON,

aucune disposition n’avait été faite, tout celaprovenait de la hauteur, de l’orgueil et de l’é-goïsme des chefs ; ils avaient du mépris pourtout ce qui était plus petit qu’eux, aussi mépri-sèrent-ils les Français ,leur ignorance les endor-mit, ils ne se réveillèrent que pour fuir.

On pensait que les Français viendraient dedeux côtés à la fois, cette nouvelle sortit du campd’Ibrahim-bey.

Cependant les Français arrivèrent par la riveoccidentale. Lorsqu’ils parurent, un corps del’armée de la rive occidentale monta à chevalet s’avança du côté d’Embabeh. Ils rencontrè-rent l’avant-garde française et la chargèrent.Les Français leur ripostèrent par un feu defile. Cette cavalerie se replia du côté des re-tranchements en laissant morts sur la placeAïoub-bey (derterdar trésorier), Abdalla, Kia-chef-Djurf, et un assez grand nombre de Kïa-chefs de Mohammed bey-el-Elfî , et de ses Ma-meloucks.

Une colonne française, composée 1 d’environ6,000 hommes les suivit; elle était commandéepar Desaix, qui fut gouverneur de Saïd, quandils se furent emparés de l’Égypte . Bonaparte nevit pas ce combat, parce qu’il était loin de lacolonne, il n’arriva que lorsque la déroute étaitcomplète.