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Tome cinquième.
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3'iG MEMOIRES DE NAPOLEON,

payaient bien ce qu’ils achetaient. Les boulan-gers firent des pains plus petits et mêlèrent lafarine avec de la terre ; la plupart des habitantsouvrirent des boutiques auprès de leurs mai-sons et vendirent des vivres. Quelques chré-tiens grecs ouvrirent des tavernes et des cafés.Des Européens , qui étaient auparavant auCaire , établirent des restaurants ; on mettaità la porte une enseigne qui indiquait ce qu’ontrouvait dans la maison avec les prix. Lors-que des soldats passaient et qu’ils voyaientque cela leur convenait, ils entraient et se pla-çaient où ils voulaient, chaque chambre avaitun numéro, une table française et des chaises,après leur repas ils payaient le prix fixé.

Les membres du divan s’assemblèrent etprièrent le chef de l’armée pour les Mameloucksprisonniers. Leur prière fut agréée et on les dé-livra. La plupart entrèrent à la mosquée d’A-sary dans un état pitoyable.

Le samedi, le divan s’assembla et empruntaau commerce environ trente mille francs. Ondemanda à être moins imposé et on toucha cettesomme.

Ce jour-là on publia que tous ceux qui au-raient pillé quelque chose des maisons vinssentle rapporter à la maison de Kaïmakan Dupuy,et que celui qui ne se conformerait pas à cet