Band 
Tome cinquième.
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RELATION ^GY^TlENNË.

ordre serait puni; on publia sûreté pour lesfemmes des Mameloucks , on leur permit derentrer chez elles, elles devaient déclarer tousles biens de leurs maris et celles qui n’avaientrien qui leur appartînt devaient se racheter.

Ce même jour la dame Néfisa, épouse de Mu-rad-bey, paya pour sa rançon et celles desfemmes à son service, la somme de 720,000francs ; les autres femmes des princes payèrentsuivant leurs moyens par l’entremise de quel-ques chrétiens.

On mit aussi des impôts sur la ville, et on per-mit à ceux qui se cachaient de se montrer; onécrivit aux absents de venir et de donner leursrançons : les papiers de délivrance étaient scel-lés par les membres du divan.

Le dimanche, on demanda des chevaux, deschameaux et autres animaux. On en réunit ungrand nombre dans la maison deKaïmakan, onfit donner les armes , on força les boutiques desarmuriers et prit tout ce qui s’y trouvait. Ontransporta tout à la maison du Kaïmakan.

On fit venir les maçons et les architectes eton leur commanda d’indiquer les endroits oùl’on avait caché des richesses. On mit les domes-tiques à la torture pour leur faire déclarer lesrichesses de leurs maîtres, on leur promit desrécompenses, Les domestiques découvrirent