RELATION ÉGYPTIENNE. 33 1
il s’empara d’un des Arabes , voleurs, Abou Ka-chébé, cheick de la ville de Carin, et lui ditd’indiquer la demeure des voleurs; celui-ci ré-pondit r Faites-moi conduire à Carin, je vousferai voir où on a apporté les effets volés. Legénéral lui donna une compagnie de son armée ;quand il y fut arrivé , il découvrit quelquescharges; les Français les prirent et le suivirentdans d’autres endroits, croyant qu’il allait dé-couvrir d’autres effets, mais il entra d’un côtéet se sauva de l’autre.
La compagnie retourna auprès de Bonaparteavec la moitié de ce qui avait été enlevé, et ra-conta ce qui s’était passé. Il dit : Il faut abso-lument retrouver le fugitif et tout ce qui man-que. Séïd-Amed et les autres pèlerins deman-dèrent à aller au Caire . On les envoya avec uncorps de troupes et de la musique ; ils arrivèrentdans un état pitoyable. Il y avait avec eux desfemmes qui pleuraient; c’étaient de ces femmesqui s’étaient sauvées le jour du grand combat.
Le 2 du mois de rabius-ewel, l’armée fran-çaise arriva dans les environs de Carin. Ibra-him-bey et ceux qui l’accompagnaient avaientété à Salhié, y avaient mis leurs femmes en sû-reté et s’étaient joints aux Arabes. QuelquesArabes allèrent informer les Français qu’on étaità Ilamlé.