33 o MEMOIRES DE NAPOLllûîT.
L’émir des pèlerins, Salih-bey, se retira avec Ibra*him-bey, les négociants et autres personnages.
Le 28, les Français s’emparèrent de Belbissans combat., ils prirent les pèlerins et les en-voyèrent au Caire escortés par des troupes fran-çaises avec de la musique.
La nuit du samedi au dimanche, dernier dumois de sefer, on apprit que les princes quiétaient à Souët, avaient eu la nouvelle de l’arri-vée des Français dans leur voisinage et avaientpris la route de Carin, abandonnant les négo-ciants et tous ceux qui avaient les gros bagages.
Le dimanche matin, une compagnie d’Arabesvint trouver ceux-ci, s’arrangea avec eux pourles conduire à Carin et fit serment de ne pasles trahir : au milieu du chemin, ils violèrentleur serment, pillèrent les marchandises, lespartagèrent et dépouillèrent les pèlerins de leurshabits. Parmi eux se trouvait le plus riche desnégociants, Séïd-Admed-Ibn-el-Mahrouki, quiavait 180,000 francs, soit en argent comptant,soit en marchandises de l’Arabie ; l’armée fran-çaise atteignit les pèlerins au moment qu’ils ve-naient d’être dépouillés. Séïd-Admed se pré-senta au général en chef avec quelques Arabesqui avaient trahi; il lui exposa son état. Bona-parte leur reprocha leur conduite et leur con-fiance dans les Mameloucks et les Arabes. Ensuite