RELATION ÉGYPTIENNE.
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Français, il vient leur ordonner de sortir d’É-gypte . Chacun faisait des conjectures, on s’as-sembla et on le joignit à la place d’Husseïni.Bonaparte entendit dire qu’il était venu d’autreslettres aux cheiks et qu’ils les lui cachaient. Il sefâcha, monta à cheval et se rendit chez le cheikSadat, qui demeure à la place d’Husseïni. C’étaitaprès midi, il entra à l’improviste avec beaucoupde monde dans un endroit où il n’était jamaisvenu. Le cheik était malade; plein d’inquiétude,il vint le recevoir, 11e sachant pas le motif d’unevisite faite à cette heure et de cette manière.Bonaparte lui demanda les lettres, il dit qu’iln’en avait pas eu connaissance. Bonaparte restaenviron une heure et partit avec son escorte: ily avait foule dans la mosquée, le peuple parlaitde toute sorte de manières ; quand on le vit,on poussa un grand cri, en récitant la prière.Bonaparte demanda ce qu’il y avait ; on ré-pondit qu’on priait pour lui. Cette rencontrepouvait causer un grand malheur, on s’occupaà enlever les portes des quartiers et on portatout au bassin d’Esbakié; on plaça toutes cesportes près du trottoir de bois. Lorsque la porteétait trop grande, on la cassait et on l’empor-tait. Aussi, depuis le trottoir jusqu’à Esbakié,il y avait une grande quantité de bois.
Le samedi 4 de ce mois était le jour anni-