MEMOIRES Dû NAPOLÉON.
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versaire de la fondation de la république; lematin, on tira beaucoup de salves d’artillerie; onarbora des pavillons sur tous les ouvrages debois qui étaient plantés à Esbakié. La musique etles tambours se faisaient entendre. Toute l’ar-mée se rassembla dans ce lieu, cavalerie et in-infanterie; on fit des lignes suivant leur usage;on manda les cbeiks et les grands des musul-mans, les cophtes et les damassiens ; ils se réu-nirent à la maison du général en chef, ils yrestèrent une partie de la journée habillés deleurs plus beaux, habits.
Le mouallem Georgi-Djerheri revêtit un ké-raki, brodé en or depuis l’épaule jusqu’aux mains,sur sa poitrine des soleils d’or; mouallem Feltiorrevêtit un pareil vêtement, ils mirent un turbande cachemire, ils montèrent une mule superbe-ment harnachée,et montrèrent une très grandejoie. Les grands sortirent de la maison du géné-ral en chef avec les cheiks, le cadi,le lieutenantdu pacha; ils montèrent à cheval et se rendi-rent auprès du grand mât, on y avait placé untapis; l’armée fit la petite guerre, puis l’exer-cice à feu, enfin elle se plaça en ligne autourdu mât, et leur grand-prêtre s’avançant, lut unpapier que personne ne put comprendre; c’é-taient des ordres, des reproches, ou un sermomLes troupes défilèrent, le général en chef re-