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Tome cinquième.
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RELATION ÉGYPTIENNE. 34q

apportent des lettres de Mameloucks, ou vontleur en porter. On publia la défense d’enterrerdans le voisinage des maisons, comme à Esba-kié et à Rouvaii, on devait enterrer au loindans la campagne, et ceux qui n’avaient pointde cimetière, n’avaient qu’à enterrer leursmorts au tombeau des Mameloucks en faisantdes fosses profondes.

On publia encore que tout le monde devaitétendre au soleil, pendant plusieurs jours, leseffets des maisons et parfumer l’intérieur decrainte de la peste. Les Français prétendent quel’odeur putride qui descend dans la terre enressort à l’entrée de l’hiver, à cause du débor-dement du Nil , que les exhalaisons mauvaisess’unissant à l’air produisent la peste.

On publia encore que lorsqu’il y aurait unmalade, il fallait en prévenir pour qu’on en-voyât un médecin français qui devait voir s’ilavait la peste ou non et lui prescrire un ré-gime.

Le samedi 18, quelques gens, au service desFrançais , commencèrent à démolir les tombeauxpour aplanir le terrain, dans le cimetière d’Es-bakié. Le bruit s’en répandit dans la ville; lespropriétaires des tombeaux voisins de l’endroits’assemblèrent de tous côtés ; la plupart étaientdes femmes du quartier de Medabey de la porte