35o MÉMOIRES DF NAPOLÉON.
de Lock , de la colline de cheik Sélamé et deFevalé,de Menasserat, Cantorat, émir Hussein,et Kalrat-el-Kelab. Elles s’assemblèrent commedes sauterelles en poussant des cris, et se réu-nirent à Esbakié, sous les fenêtres du généralen chef. Les drogmans vinrent dire que Bona-parte n’avait pas connaissance de ce fait, qu’ilavait seulement défendu d’enterrer désormaisdans cet endroit; elles se retirèrent chezelles, ün donna ordre de suspendre la démoli-tion.
Le même jour, on fit écrire par les cheiks dela ville deux lettres; la première au sultan, et ladeuxième au chérif de la Mecque. On en im-prima beaucoup de copies, qu’on afficha dansles rues; en voici la copie: Après les formulesordinaires, on annonce l’arrivée des Français ,leur bataille avec les Mameloucks et la déroutede ces derniers.
Quelques ulémas du Caire ont suivi. On leurpromet sûreté, ainsi qu’à tous les rayas, exceptéaux Mameloucks. Les Français sont les amis dusultan, les ennemis de ses ennemis; la prièrese dit au nom du sultan , et la monnaie porteson nom. Les cérémonies du culte musulmann’ont été troublées en rien. On écrivit dans cettelettre beaucoup de choses semblables. Les Fran-çais sont des musulmans qui révèrent le coran