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Tome cinquième.
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356 MÉMOIRES UE NAPOLÉON,

pour être votre chef, quelques-uns indiquèrentle cheik Cherkavi ; le général dit : Non, non , cesera au sort; on tira au sort, qui désigna lecheik Cherkavi, alors il dit : que le cheik Ab-dalla Cherkavi soit votre chef. La nuit était ve-nue avant la fin de la séance, on leva l’assem-blée , en disant qu’on devait se réunir chaquejour.

Dans ce temps, arriva l’affaire d’Hadji-Mo-hammed Kiméné,le barbaresque, négociant deTripoli : il s’était disputé avec un chrétien deDamas, qui se plaignit au général français etlui dit : « Hadji-Mohammed est très riche, il est«associé d’Abdallah le barbaresque, qui est« sous les ordres de Mourad-bey. » On l’envoyachercher par des janissaires, il se réfugia chezle cheik Abdallah, son parent, qui demanda cequ’on lui voulait. «Il a un procès, lui dit-on: le« cheik reprit: Demain amenez-moi son adver-« saire pour les confronter devant la loi, s’il a« tort, nous le condamnerons. «Les janissairesretournèrent et rendirent compte , Mohammed se sauva. Une heure après, il vint environ cin-quante soldats français à la maison du cheik luidemander Hadji, il répondit qu’il s’était enfui:ils ne se contentèrent pas de cette réponse etdirent : « Nous le voulons; « le fusil à la main,ils lui firent peur. Le cheik Elmuhdi et le cheik