RELATION EGYPTIENNE.
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ingénieur historiographe (i). Ün ordonna de letransférer à la maison de Poussielgue; on exigeade lui qu’il donnât des renseignements sur toutce qui regardait les mameloucks dans les regis-tres de la marine.
Le jeudi, environ quarante bâtiments descen-dirent le fleuve, portant des troupes françaises.La nuit du vendredi au samedi, de ce moisde djemariel-ervel, un courrier monté sur undromadaire arriva de Damas avec une copie defirmans revêtus du tourral ( chiffre du grand-seigneur) et deux lettres, l’une d’Achmed-pacha-Djizzar, et l’autre de Bekir-pacha, au lieutenantde Moustapha-bey, et une autre lettre d’Ibra-him-bey adressée aux cheiks, toutes en languearabe.
Après la formule et le verset du Coran et toutce qui a rapport à la guerre, on maudissait lesFrançais , en parlant de leur mauvaise religion,de leurs mensonges et de leur fourberie. Toutesles lettres renfermaient la même chose et don-naient les ordres de détruire les Français . Mou-stapha prit ces lettres et les porta au général àqui il dit : Tout cela est une ruse d’Ibrahim-bey, il désire mettre le désordre parmi nous.Achmed-paeha est un orgueilleux, il n’est ni
(i) Poussielgue était administrateur général des finances.
V. o-k