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Tome cinquième.
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383
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RELATION ÉGYPTIENNE. 383

dans les rues suivant l’usage: il faut que j’écrivele contenu de ces règles, quand même cela se-rait trop long, pour que celui qui lira ce livrecomprenne son contenu plein de ruse, que con-damnent tous les gens qui ont le sens commun.Cet ordre est au nom de Bonaparte.

Le 18 de redjeb , on visita les moulins, onprit une jument à chacun d’eux. Le a/j, le Seïd-Marouki et Ibrahim-Effendi, écrivains de lamarine, vinrent chez le général en chef, quiétait du côté de Belbis; ils lui demandèrent àrevenir au Caire ; il le leur permit et leur donnacinquante hommes d’escorte. Quand ils furentarrivés,ils racontèrentqueles habitants de Suez,à la nouvelle de l’approche des Français , s’étaientsauvés, les uns à Tor, les autres chez les Arabesde Badié. La ville resta déserte, les Français en-levèrent tout ce qu’ils trouvèrent en café etmarchandises; ils détruisirent les maisons, cas-sèrent les portes et les cruches à eau. Bonaparteétait éloigné lorsqu’on entra dans la ville. Lesnégociants qui l’accompagnaient lui observè-rent qu’il n’était pas prudent d’agir ainsi. Il fitrendre une partie du butin et promit de fairerendre le reste ou de le payer au Caire ; il ditqu’il fallait écrire tout ce qui manquait. Il vintà Suez deux bâtiments chargés de café et demarchandises, l’un échoua dans le voisinage;