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Tome cinquième.
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MÉMOIRES DE NAPOLÉON.

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les Français s’y rendirent dans de petits bateauxet le remirent à flot, avec des instruments qu’ilsont pour remuer les choses d’un grand poids.Tout le temps que Bonaparte resta à Suez, ilétait à cheval jour et nuit, et se promenait, enréfléchissant, sur le bord de la mer. Il n’avaitpour manger que trois poulets rôtis enveloppésdans du papier. Il n’avait ni cuisinier, ni lit, nitente; chaque soldat avait un morceau de painà la baïonnette, dont il mangeait chaque jour,et un petit sac de cuir suspendu à son cou danslequel il y avait un peu d’eau. Le samedi a8 de red-jeb, un corps de l’armée française revint de Bel-bis avec environ trente Arabes garottés, hommeset femmes; ils entrèrent ainsi au Caire , en bat-tant le tambour devant eux. Ils avaient aussitrois charges de marchandises et quelques cha-meaux qui avaient été volés à la caravane de laMecque .

Le dimanche soir, dernier jour de redjeb, legénéral en chef revint de Bellus, entra de nuitau Caire avec un corps d’Arabes et Abdul-Rah-man-Abara , frère de Suleyman-Abara, cheikd’Aïadé, et quelques otages ; les Français avaientpris les troupeaux et les avaient conduits auCaire avec leurs gardiens, hommes et femmes,grands et petits.

Le lundi, on exécuta le cheik Suleyman Che-