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Tome cinquième.
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388 MÉMOIRES UE NAPOI.ÉON.

dans les autres quartiers on portait des armes ;il empêcha les patrouilles d’inquiéter le mondepour les lampes et autres choses; les habitantsdu quartier se rassurèrent, ils se rendaient debonne heure à la mosquée et sortaient la nuitsans crainte. Ils étaient charmés du caractère dece chef et de son drogman, qui lui ressemblait.C’était un noble personnage d’Alep , qui avaitété prisonnier à Malte. Les Français l’avaientdélivré ainsi que tous les autres Musulmans,et l’avaient conduit avec eux. Lorsqu’il fut dé-signé pour commander ce quartier, il avait undrogman juif ; les gens du quartier agirentde manière qu’on changeât le juif et qu’ondésignât cet autre pour la tranquillité de cequartier. Le drogman ouvrit un café dans levoisinage de son maître. Le monde s’y ras-semblait et y passait une partie de la nuit.Ensuite il ordonna que les boutiques ne fer-massent pas à l’entrée de la nuit, selon l’ancienusage. La peur disparut; on se réunissait encoredans d’autres endroits; on chantait suivant leursusages, parce que la plus grande partie de cepeuple est portée à la folie. On vécut en bonneharmonie avec les Français ; on se réunissait aucafé du drogman; on y causait, riait, plaisan-tait, quelquefois le capitaine y paraissait avec safemme, qui était du Caire . Un jour on parla de