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Tome cinquième.
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RELATION ÉGYPTTKSfNE. 38q

la naissance d’Hussein et des réjouissances qu’onfaisait ce jour-là; on lui fit savoir que ce seraitbien de rétablir cet usage. Il y consentit, etordonna d’ouvrir les boutiques et de faire desilluminations, comme nous avons vu.

Le mercredi, on afficha qu’on enlèverait unautre ballon au bassin d’Esbakié, comme le pre-mier. Le peuple s’assembla à midi, on le fit par-tir; il s’éleva en l’air jusqu’à ce qu’il vînt au-des-sus du monticule de Bérakié, où il tomba. Si levent ne l’avait pas aidé, il aurait disparu, la ruseaurait été complète ; les Français auraient dit :il a été Ibien loin. M. Magalon partit pour le paysde Saïdl (il était gouverneur de Djedy-rid-jaJpour écrire les noms de pays et recueillir ce quiappartenait au gouvernement et les biens desMamelouks. Ce jour-là, il partit une caravaneoù il y avait des femmes franques ; elles se ren-dirent à Tour ( mont Sinaï ) ; il y avait aussi desmarchandises, le tout escorté par des troupesde l’armée française. Le jeudi 10 du mois, uncorps français se présenta au khan de Zulfekarau quartier de Djemalie ; on ouvrit un étage quiappartenait au lieutenant d’Ali-pacha de Tripoli ,on enleva tout ce qui s’y trouvait; on mit lesscellés sur les magasins et boutiques de ce khanet du khan neuf. Tout appartenait à ceux qui s’é-taient enfuis et aux soldats de marine. On prit