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Tome cinquième.
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arriva ainsi au milieu de la ville , passa devantle lieutenant, devant le chef des pèlerins et de-vant le général en chef; il alla ensuite à la mai-son ducadi après le coucher du soleil, et la il futcertain que le Ramazan devait commencer lanuit du mercredi. Il repartit avec le même cor-tège, éclairé avec des torches qu’on portait devantlui, accompagné de la musique et des crieurspublics qui annonçaient le Ramazan , et derrièrelui d’un corps de cavalerie française, qui portaitdes cheveux très longs et épouvantables (i).

Le mois de chaban s’écoula et il y eut beau-coup de nouvelles. Les habitants du Caire re-prirent quelques usages qu’ils avaient laissésdepuis l’entrée des Français . Ils célébrèrent lanaissance d’Hussein, ils pensaient que c’était unmoyen d’échapper à la mort et de se rappro-cher de Dieu . Ils se réjouissaient dans l’igno-rance où iis étaient de leur position ; ils nepensaient pas aux prisonniers, au commerce in-terrompu et à la cherté qui s’ensuivait. Ils ou-bliaient que personne ne pouvait rien apporterau Caire , qu’aucune nouvelle du dehors ne pou-vait percer, que les Anglais étaient, maîtres de lamer et ne laissaient passer personne, que la plu-part des marchandises qui venaient par mer nepouvaient plus venir.

(i) Les dragons.