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Tome cinquième.
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KEI.A.T10N EGYPTIEN Ni:.

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Les gens sensés des arts et métiers voyantque personne n’aehetait, faisaient un commerceplus bas, ils vendaient des poissons ou desviandes cuites; quelques-uns se firent cafetiers;les autres d’un rang inférieur se firent âniers;les rues étaient encombrées par eux, surtoutdans les endroits voisins de l’armée française.

Les Français avaient beaucoup de plaisir à sepromener ainsi; la plupart restaient du matin ausoir sur l’âne et payaient généreusement. Us seréunissaient et faisaient des courses en chantantet riant. Les âniers s’unissaient à eux. Us dépen-saient beaucoup pour le louage de ces ânes,pour les fruits et le vin ; comme a dit à ce sujetle cheik Hassan, le vendeur d’épices : Le Français perd son argent dans notre Egypte entre lesânes et les taverniers. Bientôt ils trouveront lamort en Syrie , et ils perdront la vie.

Leur passion pour la boisson va jusqu’à cequ’ils soient en gaîté Lorsque quelqu’un estivre , il ne peut sortir; s’il sort et se comported’une manière indécente, on le punit. Le baspeuple des Cophtes, des Syriens et des Juifs,s’éleva. Us commencèrent à monter des che-vaux, à porter des armes; parce qu’ils étaientau service des Français , ils méprisaient les mu-sulmans.

Au commencement du mois de Bedjeb, on